Bientôt le démarrage des travaux de construction du chemin fer Conakry-Kérouané et l’exploitation de la première mine de fer de Guinée!

La Guinée a connu dans les années 40 l’exploitation du chemin de fer par la construction du Chemin de fer Conakry-Kankan par les colons français de 662 km de long. Cette infrastructure qui a servi non seulement le colonisateur qui l’utilisait pour drainer les matières premières et les produits agricoles vers le port de Conakry pour être exportés vers l’Europe mais aussi le régime de la première république de Ahmed Sékou Touré pour le transport des citoyens et des marchandises.

Le chemin de fer reste le moyen de déplacement peu couteux, en Guinée il a été abandonné par le régime du 3 avril 1984 de Lansana Conté dont le fils Ousmane Conté serait le responsable du démantèlement les rails. Une situation qui a créé de l’indignation chez tous les Guinéens qui ont tant rêvé du retour du chemin de fer en Guinée pour le bonheur de toute nation. Un rêve de tout un peuple qui s’est retrouvé brisé.

Grâce à la bénédiction de la société minière BSG Ressources qui a jeté les premières bases par la matérialisation à travers une convention signée entre l’Etat Guinéen et cette société en décembre 2009, suivie par la signature d’un joint-venture entre elle et VALE (une société brésilienne n0 1 mondial en fer) en début d’année pour l’exploitation du Bloc 1 et 2 de Simandou et le gisement de Zogota, le rêve Guinéen du chemin de fer s’est dessiné à l’horizon.

En effet, cette nouvelle société minière BGSR-VALE propose la construction du chemin de fer Conakry-Kankan-Kérouané pour une longueur de plus de 700 km. Ce chemin de fer qui sera construit gratuitement pour la Guinée et les Guinéens va servir de transport des citoyens et des marchandises.

L’exploitation des gisements de fer de Zogota et des Blocs 1 et 2 de Simandou par la société BSGR-VALE qui projette pour cela la construction d’un aéroport à N’Zérékoré et un autre à Kérouané, et la création de plusieurs milliers d’emplois directs et indirects. Ces aéroports serviront à l’ouverture d’une ligne aérienne directe Guinée-Brésil en moins de 6 heures de vol, selon les spécialistes, en évitant ainsi de passer par l’Europe.

Du début à la fin des travaux de construction des infrastructures et l’exploitation des gisements de fer, il est prévu 5 000 emplois directs et plus de 100 000 emplois indirects. Cela permettra à coup sûr à réduire considérablement le nombre de jeunes diplômés sans emploi à retrouver leur dignité. Mais aussi la formation et le perfectionnement de ces jeunes. Sans compter la part importante de l’Etat qui s’élèverait à près d’un milliard USD par an en recettes fiscales. Une véritable manne financière qui, si elle est bien gérée, va mettre le pays à l’abri des besoins. Sans oublier les autres gisements de fer, de bauxite, d’uranium, de pétrole, de gaz, de calcaire à ciment…. L’or et le diamant en exploitation actuelle.

Pour revenir sur la construction du chemin de fer Conakry-Kankan-Kérouané, le président de la république, le Pr Alpha Condé, qui a reçu récemment les responsables de BSGR-VALE (VBG) au cours d’une audience qu’il leur a accordée, a vivement appuyé le projet qui sera sans doute le premier qu’il va présider la pose de première pierre. La société VBG a déjà mobilisé les engins de construction du chemin de fer stationnés en face de la Casse à Kénien.

Tout cela, il faut le reconnaitre, c’est grâce à un jeune guinéen qui s’est engagé auprès de BSG Ressources à défendre les intérêts longtemps bafoués des Guinées par les sociétés minières. Ce jeune c’est Ibrahima Sory 2 Touré. Grâce donc à son combat, la Guinée va non seulement connaître le retour de son chemin de fer disparu comme toutes les nombreuses sociétés ou unités industrielles héritées de la première république mais aussi donner de l’emploi à de milliers jeunes diplômés à la recherche de leur premier emploi et de la richesse à l’Etat. Un exemple à suivre !

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